On ne badine pas avec les produits bio en magasin!

On ne badine pas avec les produits bio en magasin!

Comment avoir l’assurance, en tant que consommateurs, que les produits annoncés comme biologiques sur les étagères des magasins spécialisés et des magasins à grande surface le sont réellement?

Selon la réglementation en vigueur au Québec, les détaillants ont comme rôle premier de s’assurer que la traçabilité des produits bio a été respectée jusqu’aux tablettes de leurs magasins. Ils ont donc un rôle très important à jouer à cet égard.

Les détaillants doivent vérifier chaque année que les producteurs et les transformateurs qui leur fournissent des aliments bio détiennent toujours leur certification biologique. À cet effet, les commerçants doivent d’ailleurs conserver les preuves de certification pour chaque aliment bio offert dans leurs magasins.

Qu’il s’agisse d’une boucherie, d’une boulangerie, d’une épicerie spécialisée ou même d’une chaîne d’alimentation, chaque détaillant, petit et grand, doit donc garantir la certification des aliments biologiques qu’il vend sur les tablettes de son magasin. Ainsi, un détaillant doit être en mesure de montrer les certificats des fournisseurs avec lesquels il transige lors des visites de vérification effectuées par les inspecteurs et inspectrices mandatés par le Conseil des appellations réservées et des mentions valorisantes (CARTV).

Pour leur part, les fournisseurs de produits biologiques ont l’obligation de fournir aux détaillants les renseignements relatifs aux produits biologiques qu’il acquiert et de s’assurer de leur intégrité avant la transaction commerciale entre les deux parties.

Dans le cas des produits biologiques en vrac vendus en magasin dans des silos ou autres contenants, le détaillant doit détenir une certification biologique qui lui permettra de pouvoir informer les consommateurs du statut biologique de ses produits en vrac.

Dans le processus de vérification, si un produit est déclaré non conforme notamment pour le contenu de son emballage ou de son étiquetage, il doit faire l’objet d’une dérogation auprès du CARTV pour pouvoir continuer à être commercialisé jusqu’à ce que les mesures correctives soient appliquées. Dans le cas ou des mesures correctives ne peuvent être mises en place, le produit est retiré des tablettes.

Il est important de savoir que toute personne, commerces de détail inclus, qui vend, emballe ou étiquette des produits biologiques en sachant pertinemment que ses activités ne répondent pas aux exigences du Cahier des charges pour l’appellation biologique au Québec s’expose à une peine maximale de $10 000 par cas d’infraction.

En cas de doute, un consommateur ou une entreprise peut en tout temps communiquer avec le CARTV pour obtenir une validation des informations inscrites sur l’étiquette ou l’emballage d’un produit.

On ne badine donc pas avec les produits biologiques en magasin! Et toutes ces mesures vous assurent que la mention biologique est fiable de la terre à la table.

Cet article clôture la série sur la  mention biologique que nous vous invitons à lire dans son intégralité.

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