On ne badine pas avec la transformation alimentaire bio!

On ne badine pas avec la transformation alimentaire bio!

Encore trop peu de gens savent que le cahier des normes bio s’applique également aux aliments biologiques transformés.

En effet, les normes bio régissent la réception, la fabrication, l’entreposage et même la commercialisation des produits transformés. Rien n’est donc laissé au hasard.

Réception des produits biologiques

La personne en charge de l’approvisionnement doit s’assurer que tous les produits et ingrédients utilisés pour la transformation alimentaire proviennent de l’agriculture biologique, quel que soit le fournisseur.

À cette fin, elle doit demander un certificat de garantie de production biologique des marchandises livrées et vérifier que celui-ci est bien valide.

De plus, la réception des produits doit se faire dans des contenants fermés, de manière à empêcher toute forme de substitution. L’achat de produits doit aussi faire l’objet d’un enregistrement sur un document comptable, qui sera vérifié par le certificateur.

En ce qui a trait aux produits biologiques importés, chaque lot doit être accompagné d’un certificat émanant de l’organisme compétent du pays exportateur et doit être visé par le service douanier.

Fabrication du produit

Encore là, tout se fait de façon rigoureuse. Les opérations de transformation doivent être effectuées seulement après un nettoyage du matériel de fabrication, pour éviter qu’il y ait des contacts avec des résidus de produits non biologiques.

Ces opérations de lavage doivent être enregistrées dans un registre à l’intention du certificateur.

Comme vous le savez, un produit transformé bio doit avoir au moins 95% de ses ingrédients qui sont issus de l’agriculture biologique. Pour les 5% restants, le transformateur doit avoir une dérogation qui démontre qu’un ingrédient équivalent n’est pas disponible en bio.


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Entreposage des produits

L’entreposage des produits comporte, lui aussi, ses exigences.

Les lots de produits biologiques doivent être nettement séparés des autres produits non bio afin d’éviter toute forme de confusion et, pour cela, l’entreprise doit identifier clairement l’espace qui est réservé aux produits biologiques.

Toutes les mesures doivent être prises pour assurer l’identification et la traçabilité des lots biologiques.

Commercialisation d’un produit transformé

Pour vendre des produits biologiques originaires du Québec, l’entreprise doit s’assurer d’avoir été contrôlé par l’un des organismes de certification accrédités par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV).

Il en va de même pour la vente de produits en vrac ou des produits réemballés bio.

L’entreprise de transformation doit donc s’assurer que seuls les produits contenant 95 % et plus d’ingrédients biologiques portent la mention « biologique » sur l’étiquette.

De plus, la mention  « certifié par » suivie du nom de l’organisme de certification doit toujours être indiquée sur l’emballage ou l’étiquette du produit transformé certifié biologique.

Pour les produits transformés contenant entre 70 à 95 % d’ingrédients bio, seulement la mention « produit contenant x% d’ingrédients biologiques » peut être utilisée.

Des produits bio d’ici préparés pour vous faciliter la vie!

Le mode de vie actif des familles québécoises fait en sorte que la demande pour des produits bio québécois transformés est en hausse. On veut manger santé même quand on est pressé!

Aujourd’hui, on retrouve près de 10 000 produits bio québécois transformés et il y a encore de la place pour élargir la gamme de ce type de produits.

Le bio d’ici, ça vaut le coût sous toutes ses formes!

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