Le bio : un réel atout dans la lutte au réchauffement climatique!

Le bio : un réel atout dans la lutte au réchauffement climatique!

Depuis plusieurs décennies, le phénomène du réchauffement climatique est en marche.

Même s’il demeure encore difficile de prévoir tous les impacts des changements climatiques qui en découlent un peu partout sur la planète, le monde est devant une évidence : il faut mettre en place différentes voies de solutions pour renverser cette tendance lourde.

En effet, les scientifiques prévoient que la survie de plusieurs espèces est en jeu, incluant celle des êtres humains. Pour leur part, les acteurs du bio l’ont bien compris et ont choisi de se conformer dans leurs pratiques à des normes exigeantes pour eux mais bénéfiques pour l’environnement.

Selon les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), nous avons peu de temps devant nous, puisque la possibilité de rester sous les 2°C d’augmentation des températures disparaîtrait à l’horizon 2071-2100. Dans un tel contexte, comment l’agriculture biologique peut-elle déjà constituer un atout bien concret pour lutter contre le réchauffement climatique?

Un article paru sur le web dans le Bioaddict français qui offre comme son slogan le dit, toute l’info pour un monde plus bio, offre le point de vue de plusieurs experts au regard de la contribution du bio comme l’une des solutions au réchauffement climatique. QuébecBio veut donc faire écho aux deux points les plus importants de cet article, qui répond à plusieurs préoccupations des consommateurs soucieux de la préservation de l’environnement pour les générations futures.

Le choix des engrais

La fabrication des engrais de synthèse se base sur l’utilisation de pétrole et de gaz, un processus qui émet beaucoup de CO2. Une fois épandus dans les champs, ces engrais relâchent dans l’atmosphère du protoxyde d’azote. Ce gaz à effet de serre ajoute au problème, puisqu’il a un effet environ 300 fois plus important que le CO2 dans le réchauffement de la planète.

En agriculture biologique, le fait que les engrais chimiques de synthèse soient interdits permet d’éviter cette source importante de pollution.

De plus, en agriculture bio, on recycle la matière organique (déchets végétaux, effluents d’élevage…) pour s’en servir comme fertilisants, ce qui présente un avantage supplémentaire. Par ailleurs, la rotation obligatoire des cultures en mode bio permet d’insérer des cultures de légumineuses qui génèrent l’azote nécessaire à la croissance des plantes.

Ces plantes puisent alors l’azote de l’air et la fixent dans le sol. On a ainsi pu observer qu’après une culture de légumineuses, le sol est généralement assez riche pour cultiver des céréales.

Responsabilité environnementale des transformateurs bio

Les transformateurs d’aliments bio sont, pour leur part, motivés par des valeurs environnementales qui les mènent à appliquer des normes allant souvent bien au-delà du respect du cahier des charges biologiques.

Plusieurs d’entre eux multiplient les efforts pour réduire leur empreinte écologique, notamment en innovant avec des emballages plus écologiques. Ils cherchent à minimiser leur consommation d’énergie en recourant aux énergies renouvelables et ils effectuent des » bilans carbone » afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Oui, le bio s’inscrit pleinement comme une voie de solution réaliste dans tout le mouvement pour ralentir le processus du réchauffement climatique.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’article cité en source.

Source: BIOaddict.fr, section environnement,  Anne-Françoise Roger,  L’agriculture biologique : un atout pour lutter contre le réchauffement climatique, mars 2016.