Du soutien pour la restauration collective bio française

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Du soutien pour la restauration collective bio française

En France, la restauration collective bio bénéficie d’un soutien gouvernemental. Selon un bilan déposé en 2017,  57 % des établissements publics du secteur scolaire, du secteur du travail et du secteur de la santé et du social auraient offert des aliments bio à leurs diverses clientèles. Toutefois, même si ces données semblent bien intéressantes, les aliments bio ne représenteraient encore que 3 % du total des achats alimentaires dans ces établissements.

Le programme Ambition bio 2017, présenté fin mai 2013 par le gouvernement français, a sûrement contribué à l’atteinte de ces résultats. L’objectif de ce programme était de doubler la part de surfaces en bio pour la fin de l’année 2017 et de développer la consommation des produits bio. Il reste du travail à faire pour atteindre cet objectif « ambitieux », mais il semble que la volonté politique soit là, selon une annonce faite pendant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

L’efficacité d’un tel programme et des mesures qui concernent la restauration collective relève des engagements politiques des élus, des décisions de la « direction des structures » ou des directeurs d’établissements et de l’impulsion venant de parents d’élèves, ces derniers souhaitant sûrement le meilleur pour la santé de leurs enfants.

Le bilan sur l’offre de produits bio en restauration collective met en lumière les points à améliorer pour augmenter cette offre de façon plus significative.

Offre et variété des produits

Il semble bien que la production locale française bio serait encore « insuffisante et pas assez variée » pour répondre à la demande de tous les établissements de restauration collective. Le fait d’encourager l’approvisionnement bio de proximité dans les appels d’offre semble le meilleur moyen d’obtenir des produits diversifiés à des prix intéressants. La majorité des établissements le feraient déjà (65 %) et 59 % des produits achetés seraient d’origine régionale.

Coût plus élevé des aliments

Étant donné les budgets généralement limités de ce type d’établissements, il semble difficile pour ceux-ci de composer avec le coût plus élevé des aliments bio. Toutefois, des solutions pourraient être mises de l’avant pour maîtriser davantage les « surcoûts », comme de limiter le nombre d’intermédiaires et de passer les surcoûts des aliments dans l’ensemble des opérations de l’établissement.

Et qu’en est-il de la restauration commerciale?

Dans le secteur de la restauration commerciale française, on tente de répondre à la nouvelle demande des clientèles pour les produits biologiques. Ainsi depuis 2014, on observe une augmentation de 10 % du bio dans ce type de restauration. Toutefois, la part de ces achats atteint seulement 1 % du total des achats des établissements commerciaux.

Des avancées dans la restauration collective pourraient sûrement favoriser la croissance du marché de la restauration commerciale, car les écueils sont les mêmes dans les deux cas, soit la difficulté d’approvisionnement et les coûts plus élevés des aliments bio.

Des ambassadeurs du bio!

En France comme au Québec d’ailleurs, le marché des produits bio en restauration, tous circuits confondus, est en hausse. Les acteurs de la restauration sont attentifs aux signaux des consommateurs et font de plus en plus de place au bio dans leurs cuisines et dans leurs assiettes.

Comme la restauration constitue un moyen privilégié de valoriser le bio auprès des consommateurs, les gouvernements et l’ensemble des acteurs de la filière bio ont tout intérêt à favoriser une meilleure adéquation entre la demande des consommateurs et l’offre des restaurateurs des secteurs public et privé.

Source: Actu Environnement, 15 juin 2017, L’introduction de produits bio dans les restaurants bute encore sur une question de prix

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