Doubler la superficie en production biologique d’ici 2025!

Doubler la superficie en production biologique d’ici 2025!

Les consommateurs amateurs de produits bio d’ici seront heureux d’apprendre que le bio fait maintenant partie intégrante de la nouvelle Politique bioalimentaire du Québec 2018-2025.

En effet, le bio s’inscrit clairement dans les huit vecteurs de croissance qui ont été retenus par le gouvernement du Québec. La politique vise notamment à doubler le nombre d’hectares en régie biologique, ce qui signifie que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) souhaite faire passer la superficie en production bio de de 49 000 à 98 000 hectares en 2025.

Il s’agit d’une accélération de la tendance des dix dernières années, puisque la superficie des terres en production bio a augmenté de 58 % au cours des dix dernières années. On peut ainsi prévoir que l’offre projetée de fruits, de légumes, de céréales, de fourrages et d’autres produits végétaux biologiques sera plus importante que celle des dernières années. Pour les produits biologiques d’origine animale comme le lait, la viande et les œufs, on prévoit qu’ils seront également stimulés par la disponibilité accrue de fourrages et de céréales biologiques requis pour l’alimentation des animaux visés.

Quant à la croissance des aliments transformés et composés d’ingrédients biologiques québécois, elle sera aussi favorisée par la proximité de produits agricoles biologiques. Le Québec compte actuellement près de 10 000 produits biologiques qu’on peut retrouver dans toutes les catégories de produits et le taux de croissance demeure élevé.

Mais c’est d’abord et avant tout grâce à la demande accrue de consommateurs fidèles et convaincus de faire les bons choix , ainsi qu’à l’entrée importante de nouvelles entreprises québécoises dans le secteur biologique que le marché des aliments bio peut connaître une croissance aussi soutenue au Québec.

Le bio d’ici a donc un bel avenir, puisque le domaine de la restauration s’intéresse de plus en plus aux aliments bio locaux et que les chefs tendent à en incorporer davantage dans leurs menus. De plus, la politique gouvernementale indique que « l’alimentation au sein des institutions publiques doit répondre aux diverses attentes de la société québécoise » et que « l’approche danoise représente une source d’inspiration comme façon de favoriser une alimentation biologique, locale et saisonnière dans les institutions publiques ».

En somme, le gouvernement du Québec répond aux besoins de ses citoyens en faisant une place de choix au bio dans sa nouvelle politique bioalimentaire et tant les consommateurs que les entreprises d’ici devraient en récolter des bénéfices sur plusieurs plans.

Doubler la superficie en production bio, voilà un objectif économique, social et environnemental qui s’inscrit dans la modernité et la nécessité de participer à un monde meilleur!

Source : MAPAQ, Politique bioalimentaire (dépliant), avril 2018.

Source : QuébecBio, Le bio local en vedette à Copenhague, novembre 2017.