Choisir le bio d’ici, c’est appliquer le principe de précaution!

Choisir le bio d’ici, c’est appliquer le principe de précaution!

Une étude américaine du groupe environnemental EWG, publiée en avril 2018, confirme la présence de résidus de pesticides de synthèse sur plusieurs fruits et légumes conventionnels provenant des États-Unis et présente le top 5 des fruits et légumes les plus contaminés.

Par précaution, il s’agit de ceux qu’on devrait acheter prioritairement en bio:

  • les fraises
  • les épinards
  • les nectarines
  • les pommes
  • les raisins.

Les résultats de cette étude, que vous pourrez retrouver de façon plus détaillée dans  l’article et les vidéos cités en source, viennent renforcer l’importance d’appliquer le principe de précaution dans nos choix alimentaires.

Source d’innovation

Alors qu’on a trop souvent voulu le présenter comme une façon de résister au changement, le principe de précaution s’est plutôt révélé, au fil du temps, comme une source d’innovation importante dans la recherche de solutions durables pour la santé de l’environnement et des individus. Ainsi, l’interdiction d’utiliser notamment des pesticides et engrais chimiques de synthèse découlent directement de l’application de ce principe.

Mieux vaut prévenir que guérir!

S’il est difficile de mesurer avec précision l’ensemble des effets de l’utilisation de ces substances sur la santé des sols, de l’environnement et des individus, on peut toutefois avoir un «doute raisonnable» sur  l’incidence négative de la présence de ce type de contaminants dans l’environnement et dans les aliments.

À cela s’ajoute le fait qu’on ne connaît pas encore les répercussions possibles des combinaisons de plusieurs pesticides ou contaminants dans notre alimentation, ce qui milite d’autant plus en faveur du principe de précaution. Ainsi, tant que les conséquences de l’utilisation de tel ou tel produit sur l’environnement et la santé ne sont pas encore connues, on ne devrait simplement pas en permettre l’utilisation, sauf en cas de force majeure.



Découvrez les bienfaits des fruits et légumes bio


Conséquences possibles sur la santé

Dans l’article paru dans le Journal de Montréal du 11 avril 2018, la journaliste Marie-Ève Dumont rapporte les propos de Mme Maryse Bouchard, professeure en santé environnementale à l’Université de Montréal.

Elle mentionne que les plus grandes inquiétudes concernent les insecticides pour ce qui est du développement du système nerveux des enfants et les pesticides de synthèse qui pourraient interférer avec la fonction reproductive.

Il s’agit là d’un constat très grave, qui nous informe de l’influence négative que ces produits chimiques de synthèse peuvent avoir sur le développement cérébral des jeunes enfants et sur les capacités de donner la vie. Cependant, par le passé, ce genre de constat n’a pas été pris assez au sérieux.

L’usage de pesticides de synthèse a donc pu progresser dans plusieurs pays qui craignaient que le fait de les interdire n’affecte les rendements agricoles et, par conséquent, la capacité concurrentielle des entreprises.

Heureusement, la production bio a continué d’appliquer avec persévérance le principe de précaution, ce qui a donné lieu à des pratiques agricoles innovantes qui permettent maintenant d’atteindre des standards de production intéressants sans faire usage de pesticides de synthèse.

Selon M. Jean-Yves Dionne, communicateur, pharmacien et coach en santé, interviewé sur le réseau de télévision LCN au sujet des résultats de l’étude américaine, les consommateurs québécois devraient se tourner vers le bio d’ici et les produits locaux.

Il considère que c’est la meilleure façon de se prémunir au regard de la présence de résidus de pesticides dans les aliments.

Oui, le bio d’ici, ça vaut le coût!

Source : Marie-Ève Dumont, Journal de Montréal, 11 avril 2018, Résidus de pesticides : quels sont les 20 fruits et légumes les plus contaminés?

Source : TVA Nouvelles, entrevue avec Mme Maryse Bouchard et entrevue avec M. Jean-Yves Dionne