Urgence climatique: le bio fait partie des solutions

Le bio s’impose comme l’une des solutions concrètes pour faire face au phénomène du réchauffement de la planète, qui génère un changement climatique d’importance. Plusieurs experts parlent maintenant d’une situation d’urgence climatique.

Il faut agir

Les scientifiques prévoient que la survie de plusieurs espèces est en jeu, incluant celle des êtres humains. Devant une crise aussi grave, des solutions doivent être mises en place dans toutes les sphères d’activités.

Pour leur part, les artisans du bio n’ont pas attendu pour agir. Ils ont été avant-gardistes en choisissant, depuis plusieurs années déjà, d’appliquer dans leurs pratiques des normes fondées sur la protection de l’environnement.

Le bio: un atout bien concret

Selon les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), nous avons peu de temps devant nous, puisque la possibilité de rester sous les 2°C d’augmentation des températures disparaîtrait à l’horizon 2071-2100.

Dans un tel contexte, comment l’agriculture biologique peut-elle déjà constituer un atout bien concret pour lutter contre le réchauffement climatique?

Dans un article paru sur le web en 2016, le Bioaddict français présentait le point de vue de plusieurs experts au regard de la contribution du bio comme l’une des solutions au réchauffement climatique.

QuébecBio veut donc faire écho aux deux points les plus importants de cet article, qui répond à plusieurs préoccupations des consommateurs soucieux de la préservation de l’environnement pour les générations futures.

Moins d’émission de GES

L’agriculture biologique offre de nombreux avantages au regard de la problématique des changements climatiques. En effet, les pratiques biologiques sont également des pratiques écologiques.

Par exemple, en bio, il y a interdiction d’utilisation des engrais de synthèse. Or, la fabrication de ces engrais se base sur une forte utilisation de pétrole et de gaz, un processus qui émet beaucoup de CO2.

Une fois épandus dans les champs, ces engrais de synthèse relâchent dans l’atmosphère du protoxyde d’azote. Ce gaz à effet de serre ajoute au problème, puisqu’il a un effet environ 300 fois plus important que le CO2 dans le réchauffement de la planète.

Le fait d’interdire l’usage de ce type d’engrais en agriculture biologique permettrait donc d’éviter, selon plusieurs études, entre 30 % et 40 % de GES par rapport à d’autres modes de production.

Des pratiques écologiques

Une autre pratique avantageuse du bio sur le plan environnemental: on recycle la matière organique (déchets végétaux, effluents d’élevage…) pour s’en servir comme fertilisants.

Enfin, on ne peut passer sous silence la rotation obligatoire des cultures en mode bio, une pratique qui permet d’insérer des cultures de légumineuses générant l’azote nécessaire à la croissance des plantes.

Ces plantes puisent alors l’azote de l’air et la fixent dans le sol. On a ainsi pu observer qu’après une culture de légumineuses, le sol est généralement assez riche pour cultiver des céréales.

Transformation bio: réduction de l’empreinte écologique

Les transformateurs d’aliments bio sont motivés, eux aussi, par des valeurs environnementales. En plus d’appliquer un cahier de normes rigoureuses basées sur la protection de l’environnement, ils vont bien souvent au-delà de ces normes dans leurs pratiques.

Plusieurs d’entre eux multiplient les efforts pour réduire leur empreinte écologique, notamment en innovant avec des emballages plus écologiques.

Ils cherchent ainsi à minimiser leur consommation d’énergie en recourant aux énergies renouvelables et ils effectuent des « bilans carbone » afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Le bio: une voie de solution réaliste

Dans tout le mouvement enclenché sur la planète pour ralentir le processus du réchauffement climatique, le mode de production et de transformation biologique s’impose de plus en plus comme une voie de solution concrète et réaliste.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’article cité en source.

Source: BIOaddict.fr, section environnement,  Anne-Françoise Roger,  L’agriculture biologique : un atout pour lutter contre le réchauffement climatique, mars 2016.