Le bio d’ici favorise la survie des espèces !


Des données récentes nous confirment l’urgence d’agir pour protéger la biodiversité. Ainsi, M. Cyril Dion, coréalisateur du film Demain et auteur de l’essai Petit manuel de résistance contemporaine, souligne qu’il y aurait eu disparition de 50 % des vertébrés dans le monde au cours des 40 dernières années, de 80 % des insectes volants en Europe depuis 30 ans et de 30 % des oiseaux en Europe, également depuis 30 ans. On peut donc penser que le Québec doit également faire face à ce défi majeur.

Disparition des espèces, perturbation des habitats naturels et dégradation des écosystèmes questionnent nos façons de faire dans plusieurs secteurs d’activité économique. Comme les autres, le secteur de l’alimentation doit donc innover pour relever ce défi environnemental. C’est là que le mode de production biologique nous propose des solutions efficaces pour améliorer la biodiversité des espèces vivantes.

Avec des normes interdisant l’emploi d’herbicides de synthèse et favorisant l’utilisation de matières fertilisantes organiques, le secteur biologique donne l’exemple. Les pratiques en mode biologique permettent d’éviter des morts massives d’abeilles, de bourdons et de coccinelles, ainsi que de poissons et d’oiseaux.

De plus, ces pratiques sont favorables à la santé des sols et à la qualité des cours d’eau, et permettent aux insectes d’avoir des zones ou des oasis dans lesquels ils sont beaucoup moins menacés.

Toujours dans l’optique de préserver la vie aquatique et la vie dans les sols, l’utilisation des engrais verts en remplacement des engrais chimiques réduit grandement les possibilités de lessivage de contaminants dans les cours d’eau.

Par ailleurs, les agriculteurs dont les produits sont certifiés biologiques misent sur la prévention en sélectionnant des variétés de plantes plus résistantes aux maladies, en pratiquant la rotation des cultures pour limiter la propagation des insectes nuisibles et en aménageant des zones enherbées ou boisées qui favorisent la biodiversité.

Pour toutes ces raisons, chaque fois que nous acceptons de payer une plus-value pour des aliments bio d’ici, nous contribuons à la santé de la planète et de l’ensemble des espèces vivantes.

Le bio d’ici, ça vaut vraiment le coût pour l’environnement !

Sources: Médium large, Stéphan Bureau, entrevue avec M. Cyril Dion, 17 juillet 2018

Cyril Dion, Petit Manuel de Résistance Contemporaine – Il faut agir mais comment ?