L’appellation bio célèbre ses 20 ans au Québec!

Première appellation réservée au Québec, l’appellation bio a pris du galon depuis 20 ans. Certes, depuis plus de 40 ans, les pionniers du bio avaient déjà tracé le chemin, avec courage, persévérance et conviction. Mais le 1er février 2000 va marquer un tournant majeur dans l’histoire du bio d’ici: le Québec entre dans une nouvelle ère en se dotant d’une législation pour mieux protéger et encadrer la mention biologique sur son territoire.  

Une reconnaissance publique et un contrôle rigoureux

Avant-gardiste, le Québec est le premier territoire au Canada à fonctionner avec un système public de reconnaissance du bio. Une loi référençant un règlement et une norme est adoptée par l’Assemblée nationale et officialise la mise en place d’un système rigoureux de contrôle de la certification biologique au Québec.  

Cette décision du gouvernement a sans nul doute contribué à augmenter encore la crédibilité du bio d’ici auprès des consommateurs et des entreprises. En effet, la mise en place d’un système public obligatoire permet l’application de contraintes et de pénalités pour assurer le respect des règles et normes en vigueur.   

Sur le territoire québécois, c’est le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), un organisme mis sur pied par le gouvernement du Québec, qui a la responsabilité de s’assurer de l’application de la loi. 

Le bio d’ici, une réelle garantie

Au Québec, la réglementation publique constitue le cœur même de la garantie du bio d’ici pour les consommateurs et consommatrices et devient le gage d’une plus-value réelle des aliments bio d’ici, tant sur le plan environnemental que sur celui de la prévention en santé. 

En effet, des certificateurs indépendants, comme Ecocert et Québec Vrai, déploient près de 60 inspecteurs pour vérifier si les entreprises dont les produits sont certifiés bio respectent bien les exigences du cahier des normes biologiques. 

Près de 4 000 visites annuelles, auxquelles on peut ajouter plus de 150 visites-surprises sont faites dans les entreprises et constituent autant d’occasions pour les inspecteurs de vérifier minutieusement les registres et les installations des entreprises.  

Des pionniers visionnaires

Animés de valeurs profondes au regard de la protection de l’environnement, les premiers artisans du bio étaient des précurseurs.  Le temps leur a donné raison, puisque le mode de production bio est maintenant reconnu par le gouvernement du Québec comme celui ayant la meilleure performance environnementale.  

Grâce à ces artisans de la première heure qui ont développé le savoir-faire nécessaire pour relever les défis d’un mode de production alors peu connu, les consommateurs québécois ont maintenant accès à 12 800 produits bio d’ici.  

Le Québec peut ainsi être fier du chemin parcouru, avec près de 3 000 entreprises québécoises qui ont pu emprunter un chemin bien balisé et peuvent maintenant bénéficier du transfert d’expertise et du partage des connaissances acquises par des pionniers visionnaires. 

Ça fait du bien!

À l’heure où les enjeux environnementaux comme ceux liés à la prévention en santé sont des incontournables dans la sphère publique, le bio d’ici offre des voies de solution intéressantes sur les deux plans. 

Le choix des aliments bio locaux se fait en accord avec les valeurs montantes dans la société. Manger des aliments sains et savoureux tout en contribuant à préserver l’environnement, à faire de la prévention en santé, à favoriser le bien-être animal et à participer à la richesse collective… ça fait du bien! 

Source: Québec Bio