Ecocert: vos yeux et vos oreilles dans les entreprises!

Ecocert, c’est le sceau d’une garantie de certification bio qui vous permet d’avoir l’esprit en paix quand vous achetez et consommez des aliments bio du Québec.

Des inspections menées en toute impartialité

Ecocert est un organisme de certification biologique indépendant, ce qui offre une garantie supplémentaire de sa neutralité aux consommateurs. La mission de l’organisme: s’assurer que les entreprises appliquent les normes bio en vigueur avant de délivrer la certification biologique de leurs produits.

Dans ce but, l’organisme déploie sur le terrain une quarantaine d’inspecteurs sur le territoire québécois. Ces inspecteurs visitent les entreprises chaque année et font des vérifications selon des procédures établies pour garantir la fiabilité des produits d’appellation biologique.

En bio, on peut tout retracer !

Toutes les activités des entreprises québécoises qui produisent ou transforment des produits bio doivent être consignées par écrit dans différents registres.

Ainsi, il doit y avoir une tenue rigoureuse de registres qui permettent de comparer les ventes avec les inventaires. Les inspecteurs ont donc accès à des registres de production, d’inventaire, de nettoyage, de soins de santé pour les animaux et autres, selon les activités menées par l’entreprise.

Par exemple, un producteur-transformateur de farines qui achète des grains bio doit pouvoir fournir à l’inspecteur d’Ecocert les factures des différents grains bio utilisés (kamut, sésame, blé…) pour une année complète. L’inspecteur pourra ensuite comparer avec l’inventaire de ce qui a été utilisé pour la transformation en farine et vérifier si les ventes correspondent avec les volumes d’achat.

L’inspecteur compile les achats d’aliments, fait la balance entre les achats, la production et les ventes pour s’assurer que tout concorde et valide ainsi la traçabilité des différents produits.

Un autre exemple: une entreprise qui vend des confitures bio doit pouvoir fournir les recettes des confitures et indiquer qu’elles comprennent tant de fraises, framboises, mûres, bleuets ou autres petits fruits, tant de pectine, etc. Ainsi, on peut tout retracer, ce qui garantit la plus-value bio des produits. 

Impossible de tricher!

Les inspecteurs ne se contentent pas de vérifier les registres, ils vont marcher dans les champs pour vérifier « de visu » l’état des cultures et des sols, ainsi que les bandes tampons entre une culture bio et une culture non bio, si nécessaire. Dans les cas où un problème serait identifié, il y aurait alors analyse d’échantillon de sol. 

Par ailleurs, il serait très difficile, voire impossible de tricher en ce qui concerne l’utilisation de pesticides de synthèse, car bien des observations peuvent alerter les inspecteurs à ce sujet. Quand il y a une pratique non acceptable, ça laisse des traces au champ. Ainsi, une production d’orge sans mauvaise herbe susciterait de sérieux doutes…

Selon Mme France Gravel, vice-présidente chez Ecocert qui compte plus de 25 ans de service, les fautes intentionnelles de la part des entreprises sont exceptionnelles. Mme Gravel est plutôt d’avis que les fautes ou les non-conformités aux normes relèvent généralement d’une mauvaise compréhension de celles-ci et non d’une action volontaire. Dans ces cas, un avertissement avec les points à améliorer suffit pour que l’entreprise visée fasse les corrections nécessaires.

En conclusion

Le type d’inspection utilisé en bio est basé sur une traçabilité complète des opérations et des produits utilisés. Les consommateurs peuvent ainsi avoir l’assurance que les normes biologiques ont bien été appliquées par les entreprises et que la plus-value des aliments bio est garantie.