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Le bio gagne (encore) des consommateurs

Un nombre croissant de consommateurs québécois achètent des aliments biologiques, révèle un sondage mené en mars 2017 par la firme Segma Recherche. Plus précisément, 11 % de nouveaux consommateurs ont acheté des aliments bio en 2016.

Les données du sondage révèlent également que les consommateurs diversifient davantage leur panier en étendant leurs achats à différentes catégories de produits biologiques frais et transformés. « De plus, la régularité d’achat gagne du terrain. Alors que 20 % des répondants disent consommer des produits bio sur une base quotidienne, 40 % affirment le faire sur une base hebdomadaire », révèle ce sondage commandé par la Filière biologique du Québec.

Les perspectives du marché québécois des produits bio demeurent bonnes. En effet, 40 % des consommateurs ont exprimé leur intention d’augmenter leurs achats dans l’avenir, alors que 60 % ont l’intention de maintenir leur volume d’achat.

Pour Daniel Dubé, président de la Filière, « cette plus grande régularité d’achat permet d’améliorer la mise en marché et la rotation des produits offerts sur les tablettes des magasins ».

Le goût gagne du terrain

La santé serait la principale motivation associée à l’achat de produits bio. Le sondage souligne cependant que l’aspect « goût des produits » favorise de plus en plus l’achat de produits bio, dans une proportion qui est passée de 62 % en 2013 à 74 % en 2017. Le prix demeure toujours le principal frein à l’achat d’aliments biologiques.

Sources : La Terre de chez nous – Le bio gagne (encore) des consommateurs – 27 mars 2017

Photo : Istock

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Plus d’aliments bio dans le panier d’épicerie des Québécois!

Québec, le 23 mars 2017

Les données d’un sondage mené en mars 2017 par la firme Segma Recherche, pour le compte de la Filière biologique du Québec, font ressortir que les aliments biologiques ont pris une part significative dans l’alimentation globale des Québécois. En effet, le sondage révèle que 40 % des consommateurs bio mettent de 11 % à 30 % d’aliments bio dans leur panier d’épicerie alors que 22 % consacrent plus de 30 % de leurs achats à ce type de produits. De plus, l’entrée de 11 % de nouveaux consommateurs en 2016 est un indicateur que le bio n’est pas qu’un engouement ponctuel mais bel et bien une tendance lourde de consommation.

 

La Filière biologique se réjouit de ces résultats très encourageants pour le secteur bio. Pour M. Daniel Dubé, président de la Filière, « il est réconfortant de constater que les gains de consommation sont rendus possibles notamment grâce à une meilleure perception des consommateurs au regard de la variété et la disponibilité des aliments biologiques dans les différents points de ventes. » Les efforts des magasins spécialisés et des grandes surfaces se reflètent enfin dans ce sondage, ajoute M. Dubé.

 

Les données du sondage révèlent également que les consommateurs diversifient davantage leurs paniers en étendant leurs achats à différentes catégories de produits biologiques frais et transformés. De plus, la régularité d’achat gagne aussi du terrain. Alors que 20 % des répondants disent consommer des produits bio sur une base quotidienne, 40 % affirment le faire sur une base hebdomadaire. Selon M. Dubé, « cette plus grande régularité d’achat permet d’améliorer la mise en marché et la rotation des produits offerts sur les tablettes des magasins ».

 

En ce qui concerne les motivations d’achat de produits bio, la santé serait la principale motivation individuelle. On remarque cependant une progression rapide du facteur « goût des produits », qui est passé de 62 % en 2013 à 74 % en 2017. La qualité et la texture des produits sont également en hausse dans les facteurs de motivation des consommateurs. Devant ces résultats, M. Dubé, se dit heureux de constater que les aliments bio se positionnent désormais clairement comme des aliments sains et savoureux. 

 

Par ailleurs, les perspectives du marché québécois des produits bios demeurent bonnes. En effet, 40 % des consommateurs ont exprimé leur intention d’augmenter leurs achats dans l’avenir alors que 60 % ont l’intention de maintenir leur volume d’achat.

 

Enfin, le sondage met en lumière le fait que le facteur « prix » demeure le principal frein à l’achat d’aliments biologiques. La Filière biologique et ses partenaires majeurs y voient l’importance de mieux faire ressortir les caractéristiques qui font la plus-value de ce type d’aliments, ainsi que ses bienfaits sur les plans de l’environnement, de la santé et de l’économie locale. Selon M. Dubé, il y a aussi nécessité de démontrer l’évolution favorable des prix offerts aux consommateurs de produits biologiques. Le nouveau slogan de la campagne de valorisation du bio québécois, Le bio d’ici, ça vaut le coût!, va donc se décliner pour expliquer pourquoi « ça vaut le coup » d’acheter du bio du Québec.

 

Pour sa part, le ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec voit ses investissements publics dans le bio pleinement endossés par 95 % des consommateurs qui comptent sur un soutien supplémentaire à ce secteur pour obtenir des gains en matière de protection de l’environnement. Le sondage confirme en effet que la presque totalité des consommateurs bio croient aux effets positifs du mode de production biologique sur l’environnement. 

 

M. Dubé en conclut que « considérant les objectifs publics en matière de diminution de l’usage de pesticides, le développement du secteur biologique devrait obtenir une place de choix dans la prochaine politique agricole et agroalimentaire québécoise, ainsi que dans les priorités du cadre stratégique de Cultivons
l’avenir 3, qui constituera le fondement des programmes et des services gouvernementaux en agriculture au Canada ».

 

La Filière biologique du Québec est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de favoriser la concertation et la coordination des efforts de développement de 1 500 entreprises détenant une certification biologique et mettant en marché plus de 7 500 produits québécois.

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Le bio a le vent dans les voiles

Les aliments biologiques ont la cote. Bien qu’ils ne représentent environ que 5 % de la consommation totale d’aliments, la croissance de leur consommation est impressionnante. Elle se situerait entre 9 et 10 % par année. Au Canada, le secteur du biologique génère des revenus de quatre milliards de dollars. Forte de ce succès, la Filière biologique du Québec (organisme qui chapeaute le secteur du bio) a lancé récemment la campagne « Le bio, ça vaut le coût ». Elle a pour but de valoriser et de promouvoir les aliments biologiques québécois.

La compagne vise plus spécifiquement à augmenter la régularité des achats d’aliments biologiques québécois pour qu’ils deviennent des produits de consommation quotidienne. On souhaite aussi faire valoir l’apport du bio au chapitre de la protection de l’environnement.

Un sondage révélateur

Un sondage datant de 2013 (un nouveau sera bientôt dévoilé) confirmait déjà le grand intérêt des consommateurs québécois pour le bio. Selon cette étude, 56 % des répondants ont affirmé consommer du bio. Parmi ces gens, 18 % en consomment tous les jours et 38 % toutes les semaines. Le tiers des répondants le faisait depuis plus de cinq ans et le quart, depuis trois à cinq ans. Les raisons pour acheter bio étaient multiples. Un peu plus de quatre répondants sur cinq le faisaient pour des raisons de santé, 80 % pour encourager l’économie locale et 63 % pour le goût qu’ils considèrent comme supérieur à celui des produits non bio. Alain Rioux, directeur général de la Filière, croit que le nouveau sondage en préparation révèlera des chiffres encore plus significatifs.

Les jeunes au rendez-vous

Bien que les plus grands consommateurs d’aliments bios se situent dans la tranche d’âge de 45 à 65 ans (motivés par le désir de réduire leur exposition à une panoplie de contaminants), les adultes de 30 à 45 ans représentent le groupe de consommateurs le plus désireux d’acheter bio. « Ces jeunes adultes sont aussi très sensibles à la nécessité d’acheter des produits qui n’ont pas voyagé des milliers de kilomètres avant d’aboutir dans leur assiette, dit Daniel Dubé, président de la Filière biologique du Québec et principal artisan du déploiement des 13 épiceries-santé Rachelle-Béry du Québec. La Filière travaille donc à offrir aux consommateurs un nombre croissant d’aliments produits et transformés ici. » M. Dubé juge cet intérêt des jeunes pour le bio très encourageant et porteur pour l’avenir.

Une offre en hausse

L’intérêt pour le bio se reflète aussi dans le nombre de produits offerts dans les épiceries. Entre 2010 et 2016, la hausse a été remarquable, passant de 4000 à 7500, soit près 800 nouveaux produits chaque année. Cela représente une augmentation de 88 %

Le nombre d’entreprises est aussi un indice de la vitalité du secteur. En 2003, il y avait 325 entreprises de production et de transformation dans le bio. Treize ans plus tard, en 2016, on en comptait 1500 !

La multiplication des points de vente du bio est la suite logique de ces indicateurs. « Les enseignes Rachelle-Béry, Avril et Tau ouvrent de nouveaux magasins régulièrement, dit M. Dubé. Par exemple, parmi les 13 épiceries Rachelle-Béry, six ont ouvert au cours des trois dernières années. La surface de plancher des épiceries est aussi en croissance, car elle s’adapte à la quantité croissante de produits offerts. Ainsi, Rachelle-Béry a vu la superficie de ses épiceries doubler, ces dernières années, passant de 6000 à 12 000 pieds carrés. » M. Dubé qui est aussi propriétaire d’une épicerie Rachelle-Berry à Saint-Sauveur, souligne qu’on peut maintenant faire une épicerie complète dans ces magasins, allant des fruits et légumes aux céréales et aux viandes.

À ces épiceries spécialisées, il faut ajouter le nombre croissant de supermarchés qui accordent un espace aux aliments biologiques.

Secteur en effervescence

Selon Alain Rioux, les cinq secteurs du bio (fruits et légumes, produits laitiers, viandes, produits de l’érable et les grains) connaissent tous une grande croissance. Et pour le prouver, M. Rioux donne quelques exemples. « Dans le secteur des grains, l’entreprise La Milanaise vient d’ouvrir une importante usine à Saint-Jean ; dans le lait, on compte 110 producteurs bios, et ils ont pour objectif de doubler leur production d’ici 2024. La fromagerie bio L’ancêtre exporte d’ailleurs beaucoup de ses produits ailleurs au Canada. Dans les viandes, le producteur et transformateur de porc Du Breton exporte beaucoup de ses produits bios vers les États-Unis. Dans le secteur des fruits et légumes, le réseau d’Agriculture soutenue pour la communauté d’Équiterre connaît une croissance soutenue et le Groupe Bonduelle [présent notamment dans le secteur des légumes surgelés] a pour objectif d’avoir 10 % de produits bios d’ici deux ans. Le Groupe achète déjà beaucoup de légumes bios québécois. Enfin, un grand nombre d’acériculteurs adhèrent à la norme bio, car elle leur permet de protéger leur actif en préservant la biodiversité de leur forêt et en contrôlant le nombre d’entailles par arbre. »

Une croissance encouragée par le gouvernement

Depuis quelques années, le MAPAQ encourage le développement de la filière biologique. Un des aspects importants de cette stratégie a été le lancement du Programme d’appui pour la conversion à l’agriculture biologique. Ce programme, qui s’étend de 2015 à 2022, a pour objectif d’augmenter l’offre de produits agricoles biologiques au moyen d’une aide financière aux agriculteurs désireux de se convertir à la production biologique et d’entreprendre le processus de certification. L’aide est proposée pour une panoplie de productions : maraichère, apicole, acéricole, culture en serre, etc.

Cette forme de soutien donne des résultats concrets. « En 2016, un nombre sans précédent de 450 entreprises ont fait une demande pour entreprendre une pré-certification », dit Alain Rioux.

Selon M. Dubé, le gouvernement et l’Union des producteurs agricoles ont poussé à la roue pour développer le bio. « Le marché est là, grossit et, si les producteurs d’ici ne le prennent pas, ce sont les producteurs étrangers qui vont le prendre. »

 

Sources : Le Devoir – Stéphane Gagné – Le bio a le vent dans les voiles – 18 mars 2017

Photo : Istock

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Au plaisir!

L’Équipe de Lequebecbio.com

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